Taux immobilier été 2026 : emprunter maintenant ou attendre ?
C’est LA question que me posent mes clients en ce moment à Landivisiau, Landerneau ou Morlaix : « avec la remontée des taux de la BCE, est-ce qu’on doit se dépêcher ou attendre que ça baisse ? ».
Voici ma réponse de courtière, chiffres à l’appui.
Où en sont les taux en juillet 2026 ?
⚠️ *(chiffres début juillet 2026 )*
Selon les baromètres des principaux observatoires du crédit, les taux moyens constatés en ce début juillet se situent autour de **3,2 à 3,3 % sur 15 ans, 3,35 à 3,45 % sur 20 ans et 3,4 à 3,5 % sur 25 ans**. Les meilleurs profils décrochent des conditions sensiblement en dessous de ces moyennes — j’y reviens plus bas.
Le fait marquant du printemps : la Banque centrale européenne a relevé ses taux directeurs de 0,25 point le 11 juin, sa première hausse depuis 2023, en réponse à la remontée de l’inflation. Et pourtant… les taux de crédit immobilier n’ont quasiment pas bougé. Pourquoi ?
Pourquoi la hausse de la BCE n'a (presque) rien changé
Deux raisons principales. D’abord, les banques avaient anticipé cette décision et l’avaient déjà intégrée dans leurs barèmes. Ensuite, pour fixer leurs taux fixes, les banques regardent moins la BCE que l’OAT 10 ans (le taux auquel l’État français emprunte), qui s’est stabilisée après les tensions du printemps.
Surtout, les banques restent en concurrence féroce pour capter de nouveaux clients : la production de crédit du premier semestre a été dynamique, et certains établissements baissent même leurs barèmes cet été pour remplir leurs objectifs avant la rentrée. Autre signal favorable : le taux d’usure (le plafond légal tout frais compris) a été relevé au 1er juillet, ce qui redonne de l’air aux dossiers qui étaient bloqués à la marge.
Alors, emprunter maintenant ou attendre ?
Mon analyse honnête : **personne n’anticipe de baisse significative des taux d’ici la fin de l’année**, et le vrai point de vigilance se situe à la rentrée. Si les tensions sur les marchés obligataires persistent en septembre, les banques pourraient répercuter la hausse de leur coût de refinancement sur les emprunteurs.
Concrètement, pour un projet dans le Finistère Nord :
- **Vous avez trouvé votre bien** → ne tardez pas : les conditions actuelles sont stables et l’été est traditionnellement une bonne fenêtre (les banques veulent produire avant la trêve).
- **Vous cherchez encore** → faites valider votre capacité d’emprunt dès maintenant. Vous visiterez avec un budget fiable et pourrez vous positionner vite à la rentrée, quand le marché redémarre.
- **Vous attendez « que ça baisse »** → c’est un pari risqué : entre-temps, les prix et votre loyer, eux, continuent de courir.
Le taux affiché n'est pas le taux obtenu
Dernier point, et c’est là que mon métier prend tout son sens : il n’existe pas « un » taux en juillet 2026, mais autant de taux que de dossiers. À projet identique, deux emprunteurs peuvent obtenir des conditions très différentes selon leur apport, la tenue de leurs comptes, leur assurance… et la façon dont leur dossier est présenté et négocié. Sur un emprunt de 250 000 € sur 20 ans, un écart de 0,3 point représente plus de 10 000 € sur le coût total du crédit. C’est exactement ce que je vais chercher pour vous auprès des banques du secteur.
** Vous avez un projet à Landivisiau, Landerneau, Lesneven, Morlaix ou Saint-Pol-de-Léon ?
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Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.
Doriane — DM Conseil Courtage, courtière en prêt immobilier dans le Finistère Nord